Psychiatre et psychanalyste, docteur en psychologie habilité à diriger des recherches(HDR)à l’Université Paris Ouest Nanterre, Serge Tisseron a publié de nombreux ouvrages (dernier paru : Rêver, fantasmer, virtualiser, du virtuel psychique au virtuel numérique (Dunod, 2012). Il est également auteur de bandes dessinées.
Quand quelque chose ne va pas, les conseils manquent rarement autour de soi, allant des sempiternels « il n’y a qu’à… » aux conseils les plus avisés… Comme « éclaireur » du fonctionnement psychique, le psychanalyste peut-il conseiller son patient ?
Une anecdote personnelle : lorsque j’étudiais encore la psychologie à la Faculté, j’avais téléphoné par curiosité à une voyante pour savoir comment elle exerçait son métier.
Il n’y a que très peu de séquences filmiques dans lesquelles Sigmund Freud figure. Je me souviens de quelques extraits où on le voit caresser son chien, fumer son éternel cigare devant une fenêtre (fermée !). Jamais on ne le voit parler de ces patients, et bien sûr, on ne le voit pas parler non plus avec ses patients.