Contributions de Patrick Declerck

Nous sommes tous des pédophiles allemands

Ce texte est paru en version abrégée dans le Nouvel Observateur n°2215 du 19 au 25 avril 2007

« Je n’ai jamais entendu parler d’un crime que je n’aurais pu commettre moi-même » dit un jour Goethe à Eckermann. Certes, Nicolas Sarkozy n’est pas Goethe. Soyons franc, nous serions déjà bien heureux qu’il fût Eckermann. Et, qu’on se le dise, il ignore en particulier, tout de la pédophilie. « Avoir envie de violer un petit garçon de trois ans ? Est-ce que c’est normal ? » Le 10 avril sur France 2, le candidat à l’élection présidentielle posa la question, et y apporta aussitôt la réponse. Non, ce n’est pas normal, et il n’hésita pas à éclairer cette épineuse question éthique et psychopathologique, d’un « témoignage personnel ». Une telle chose ne lui « a jamais traversé l’esprit ».

L'horizon éthique de la couche-culott

Lettre ouverte à Mgr Léonard, archevêque de Namur

Ce texte est paru en version abrégée dans Le Soir du  16 avril 2006

Monseigneur,

Le psychanalyste que je suis a lu avec un amusement affligé, la longue interview que vous avez cru bon d’accorder à l’hebdomadaire Télémoustique du 7 avril. Vous y exposez vos opinions relatives à une série de questions dites de société : divorce, avortement, préservatif, homosexualité, etc. La liste de vos non-sens est longue, bien trop longue, pour que je puisse m’attarder ici, à vous répondre point par point. Je ne choisirai dans cet inventaire d’absurdités que trois thèmes : le préservatif, l’adoption par les couples homosexuels, et enfin l’homosexualité.

Du blasphème comme nécessité

Ce texte est paru dans Le Monde le 25 novembre 2006

Toutes les religions sont mortifères, tous les monothéismes détestables. Non, il n'est pas irresponsable de le proclamer

La psychanalyse est-elle réservée aux riches ? par Patrick Declerck

Cette question revêt, au fond, un triple sens. Le premier et le plus manifeste pose la simple question de l’accessibilité financière de tout un chacun à l’analyse. Le deuxième, plus insidieux, semble laisser entendre que la psychanalyse serait, à l’instar par exemple de la pratique du golf, un luxe à l’usage des riches. Le troisième, plus encrypté encore, laisse planer le soupçon d’un éventuel élitisme psychanalytique.

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