Contributions de Squiggle

Conversations Psychanalytiques | Ignacio Gárate Martinez

Ignacio Gárate Martinez  -  Conversations Psychanalytiques avec Xavier Audouard, Michel de Certeau, Joël Dor, Maud Mannoni, Octave Mannoni, Francesc Tosquelles, Ginette Michaud - Editions Hermann.
 
 
 
Ce livre est un ouvrage de référence pour l’histoire de la psychanalyse et les psychanalystes, qu’ils soient en formation ou « confirmés ». Un cadeau du témoignage de sept noms qui sont partie constitutive des fondements de la psychanalyse et de son éthique. Et ce d’autant plus dans notre époque où trop peu de témoignages d’une psychanalyse vivante existent.

Rire de soi | Collectif

« Rire de soi »,  Libres Cahiers pour la Psychanalyse, N° 17, à partir de « L’humour », Sigmund Freud, 1927 (Edition In Press).

En quittant l’Autriche de 1938 déjà sous la coupe de l’Allemagne nazie, Freud fut « invité » par la gestapo à écrire quelques lignes sur le fait de « n’avoir pas été maltraité ». Âgé de 82 ans, sous la protection diplomatique de la Princesse Marie Bonaparte, le fondateur de la psychanalyse eut l’audace d’ajouter à cette déclaration imposée, un additif selon lequel, il « recommandait vivement la gestapo  à toute personne ». A t-il à ce moment conscience d’illustrer sa propre théorie sur « l’humour » parue en 1927 et complémentaire de ses réflexions sur le « Mot d’esprit et son rapport avec l’inconscient » (1905) où il explique déjà que cet humour « remplace la colère » ?
 

L’année psychanalytique internationale 2008

L’année psychanalytique internationale 2008 - Editions In Press
Pour ce sixième numéro de l’Année psychanalytique internationale, le Comité de rédaction a décidé de traduire en français, une sélection de textes publiés l’année précédente dans « The International Journal of Psychoanalysis ». Un choix de treize articles aux signatures et aux appartenances doctrinales très diverses qui repose sur une louable ambition : croiser les pratiques cliniciennes sous le chapeau commun de l’Association Psychanalytique Internationale. On relèvera d’ailleurs en parcourant ce volume un message d’adieu des anciens rédacteurs de l’I.J.P. A l’heure de la communication analytique par Internet qui risquait d’enfermer cette publication dans une tour d’ivoire, ses responsables expriment clairement leur volonté d’ouvrir les colonnes au plus grand nombre d’analystes « quelle que soit leur provenance géographique ». Un geste qu’il convient de saluer puisqu’il correspond à la philosophie même de la psychanalyse fondée sur l’échange et la discussion cliniques.

Belgique | Touche pas à ma conduite, écoute d'abord ce qu'elle tait

Appel des praticiens de l’écoute - Meeting à Bruxelles le 14 juin 2008 contre la bio-domestication de l’humain
 
  • Trouble de la conduite: un diagnostic troublant qui fait l’amalgame entre maladie psychique et comportement déviant
  • Les impasses d’une hyper-médication de la souffrance psychique chez l’enfant
  • Les dérives d’un dépistage précoce de la délinquance
  • Non à l’homme machine et au tout quantifiable.
Une recherche vient d’être lancée au Conseil Supérieur de la Santé sur le dit diagnostic de «troubles de la conduite». Nous souhaitons y contribuer en alertant l’opinion éclairée des dérives qu’une telle notion risque de produire dans les champs éducatifs et psycho-médico-social, dans la culture et tout simplement dans la société en général. C’est pourquoi nous organisons un meeting qui rassemblera professionnels du secteur et acteurs de la vie publique, intellectuels, artistes, politiques, universitaires, enseignants. Il concerne tout citoyen interpellé par l’hyper-médication de l’enfance, la mise sous séquestre de la souffrance psychique et plus largement par le contrôle du plus intime de l’humain. Le réductionisme, en réduisant la psyché à une série de catégories observables et évaluables fait l’impasse sur la complexité de l’être parlant.

Norme psychiatrique en vue - Entretien avec Roland Gori

Roland Gori s'entretien avec Cécile Prieur pour Le Monde (4 mai 2008)
 
Dépistage des troubles du comportement, plus de coaching, moins de soins : Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, décrypte l'évolution probable de la santé mentale
 
On parle de plus en plus de " santé mentale ", de moins en moins de " psychiatrie ". Où nous mènera, demain, cette tendance ?
Nous sommes entrés dans l'ère d'une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de " santé mentale ", une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie. Jusqu'à présent, cette discipline s'intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d'une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l'avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement. Dès lors, il n'est plus besoin de s'interroger sur les conditions tragiques de l'existence, sur l'angoisse, la culpabilité, la honte ou la faute ; il suffit de prendre les choses au ras du comportement des individus et de tenter de les réadapter si besoin.

Les victimes collatérales du JT

Les enfants de quatre ans qui regardent le journal télévisé présentent deux différences majeures par rapport à ceux qui ne le regardent pas(1) : ils ont d’abord tendance à s’imaginer beaucoup plus souvent en situation de victime, mais lorsqu’on les invite à privilégier une posture parmi plusieurs, ils plébiscitent celle de redresseur de tort. Cette étude confirme celles qui indiquent que le profil rêvé de la majorité des jeunes français est le héros humanitaire. Mais « rêver » d’être un tel héros est souvent une façon de tenter d’échapper à un présent angoissant. Et tel est bien la situation de tous les enfants qui s’imaginent victimes. Rien ne prouve pourtant que ce soit le fait de regarder les actualités télévisées qui produisent cet effet, car le fait de laisser un enfant regarder ces programmes peut être un élément parmi d’autres d’un système d’interactions familiales susceptible de générer une posture victimaire chez un enfant. Cette posture, et le fait de regarder les actualités, seraient alors deux conséquences parallèles d’un certain système éducatif.

Les chercheurs semblent malheureusement plus intéressés à étudier les conséquences des images quand elles s’exercent dans le sens des comportements antisociaux que dans le sens de la dépression ou de la soumission, et pourtant, ce danger est tout aussi grand.

 

Tisseron S. et collègues, étude menée en 2007 et 2008 sur trois écoles maternelles de Paris, Argenteuil et Gonesse (95). (A paraître).

Le Roi nous dit qu'il n'est pas nécessaire d'être un héros ou un saint pour tenir sa place - Entretien avec Vincent Magos

Emmanuelle Jowa s'entretient avec Vincent Magos pour Paris Match (10-04-2008)

[Contexte : " La fille présumée du Roi Albert II raconte son passé et ses souffrances dans un livre choc"]

Que connaissez-vous du "cas" Delphine Boël ?

Pas grand chose et, il faut vous dire d'emblée que le terme de « cas » pose bien la question. C'est un terme que les psychanalystes n'utilisent jamais, notamment car il n'y a pas moyen de réduire la complexité d'une personne à un cas. De même l'histoire d'une personne, Delphine Boël ici, ne permet pas de dégager des considérations qui seraient valables pour quelqu'un d'autre.

La démocratie, cet ersatz de religion - Entretien avec Pierre Legendre

Comment faire entendre que la communication mutile la parole ? Pierre Legendre s'entretient avec Alain Rubens

Historien du droit, philosophe et psychanalyste, Pierre Legendre donne à voir dans son film Dominium Mundi, un aspect ignoré de la globalisation, le management en tant que croyance. Entretien avec l'auteur sur quatre jours. A méditer.
Pierre Legendre est un intellectuel rare et qui s'exprime peu dans les médias. Il poursuit depuis quarante ans une grande œuvre anthropologique sur l'homme occidental à travers laquelle il dénonce l'imposture intellectuelle constituée par bien des théories impuissantes à expliquer le monde. La plupart des médias l'ignorent, considérant la densité de son propos incompréhensible pour le grand public. Pourtant, il est parfaitement intelligible. Marianne2.fr publie de lundi 24 à jeudi 27 décembre, une longue interview commandée puis refusée par un magazine grand public. Source: via Paris4Philo

«Se replier serait mortel pour la psychanalyse» entretien avec Jacques-Alain Miller

Jacques-Alain Miller s'entretient avec Éric Favereau pour Libération [19-01-2008]

Jacques-Alain Miller Gendre de Jacques Lacan. Personnalité très controversée, directeur du département de psychanalyse de l’université Paris-VIII, Jacques-Alain Miller, 63 ans, a créé en 1981 l’Ecole de la cause freudienne. En 1992, il a fondé l’Association mondiale de psychanalyse. C’est sous son autorité que les textes des séminaires de Jacques Lacan sont publiés, au compte- gouttes, regrettent certains. C’est aussi un polémiste. En pointe dans la lutte contre l’amendement Accoyer, qui entendait légiférer sur la psychothérapie, il repart au combat contre les cognitivistes, obsédés de l’évaluation. Il organise à la Mutualité, les 9 et 10 février, un «grand meeting pour que vive la psychanalyse», sur le thème : quelle politique de civilisation ?

Mon corps et ses images | J.D. Nasio

Mon corps et ses images, J.D. Nasio, 263 pages, Editions Payot, collection Désir, 17,10€

Le dernier livre de J-D Nasio, « Mon corps et ses images » crée des liens entre les théories de Françoise Dolto, de Jacques Lacan et de Sigmund Freud. Les personnes sensibilisées à la psychanalyse peuvent y revisiter la richesse et la complexité que recouvrent les concepts d’Image Inconsciente du Corps (Françoise Dolto), du corps réel, imaginaire et symbolique (Jacques Lacan), et du moi (Sigmund Freud).

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