Légiférer la psychanalyse ?

«Se replier serait mortel pour la psychanalyse» entretien avec Jacques-Alain Miller

Jacques-Alain Miller s'entretient avec Éric Favereau pour Libération [19-01-2008]

Jacques-Alain Miller Gendre de Jacques Lacan. Personnalité très controversée, directeur du département de psychanalyse de l’université Paris-VIII, Jacques-Alain Miller, 63 ans, a créé en 1981 l’Ecole de la cause freudienne. En 1992, il a fondé l’Association mondiale de psychanalyse. C’est sous son autorité que les textes des séminaires de Jacques Lacan sont publiés, au compte- gouttes, regrettent certains. C’est aussi un polémiste. En pointe dans la lutte contre l’amendement Accoyer, qui entendait légiférer sur la psychothérapie, il repart au combat contre les cognitivistes, obsédés de l’évaluation. Il organise à la Mutualité, les 9 et 10 février, un «grand meeting pour que vive la psychanalyse», sur le thème : quelle politique de civilisation ?

Sauvons la clinique - Manifeste pour les pratiques et les formations cliniques

23 mai 2007 | Etats généraux de la clinique

Après la disparition de la psychopathologie et de la psychanalyse de la formation des psychiatres, au profit de modélisations neurobiologiques et comportementalistes, c’est celle des psychologues cliniciens qui est aujourd’hui clairement visée par les instances d’habilitation de leur formation. Depuis plusieurs années, les universitaires qui ont en charge cette formation voient s’étendre dans l’appareil de l’Etat la volonté de domination des partisans de l’éviction de la psychanalyse et de la psychopathologie, à tous les niveaux des organisations qualifiantes de l’enseignement et de la recherche.

Justice et "Sophia Analyse"

[27 octobre 2010 :  à la demande des intéressés, nous mettons en ligne la mise à jour suivante ]  

Le 29 septembre 2010, la 11e chambre de la Cour d'Appel de Bruxelles a rendu l'arrêt suivant: "La Cour met le jugement entrepris à néant et, statuant à nouveau dit les préventions à charge de Dominique Lippens, Luis Alberto Aquino Benitez et Benoît De Coster non établies, les en acquitte et les renvoie des fins de poursuites sans frais". La nouvelle sentence,  qui nous restitue notre honorabilité, est devenue, quinze jours plus tard, définitive.



La "Sophia Analyse" n'a rien à voir avec la psychanalyse. Néanmoins, il nous semble utile de reprendre cette information qui reviendra certainement dans les débats concernant une éventuelle législation relative à la formation des psychothérapeutes.

. Projet de loi sur les professions de la santé mentale, mise en perspective par Francis Martens

Emportés par le courant, nous avons du mal à voir où le fleuve nous mène. Il y a peu de doute pourtant que, depuis la révolution néolithique (élevage, agriculture, sédentarisation progressive), notre espèce ait connu mutation aussi radicale. Le rapport technique à notre environnement, aussi bien que les relations entre les sexes, les adultes et les enfants, les producteurs et les consommateurs, sont en proie à des remaniements radicaux qui ne vont pas sans bouleversements profonds. D’où, de nouvelles formes de souffrance psychique touchant au cœur même de l’image de soi, et diverses réactions dont, au plan politique, les fondamentalismes ne sont pas les plus anodines. En même temps, nous entrons dans une époque de vacillement culturel où la maîtrise technologique est ordinairement confondue avec la rigueur scientifique, et où l’éthique du rapport à l’autre se voit souvent remplacée par la gestion purement émotionnelle ou anonymement administrative de la solidarité.

Psychothérapeutes : les errements de la législation [Collectif]

Ce texte est paru dans le Monde (31-01-2007)

Le Parlement ne devrait pas légiférer dans l'urgence sur un sujet aussi sensible que leur formation par Marie-Françoise Bonicel, Cyrille Cahen, Pierre Canouï, Alain Delourme, Charles Gellman, Edmond Marc, Max Pagès, Catherine Reverzy et Lucien Tenenbaum

Chambre des Représentants - Luc Goutry, Hilde Vautmans, Rudy Demotte

COMPTE RENDU ANALYTIQUE COM 1137 - 13/12/2006

Questions jointes de

- M. Luc Goutry au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "l'absence de protection du titre de psychothérapeute" (n° 12535)

- Mme Hilde Vautmans au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "la protection du titre de psychothérapeute" (n° 12660)

Marier psychothérapie et magie, c'est reculer vers le précipice

 

 Ce texte est paru  dans  Le Soir  (27-12- 2006)

Aujourd’hui, alors que chacun sait que n’importe qui, sans formation aucune, peut se prévaloir du titre de psychothérapeute et exercer cette profession du jour au lendemain, il est très mal vu de s’en prendre aux dérives de certaines psychothérapies dont le seul sein nourricier est la pensée magique à l’état pur. Une soldatesque de prétendus défenseurs de la liberté d’expression (expurgée de ses dimensions émancipatrices), se dressera devant vous et vous insultera. Vous serez traité d’«inquisiteur», de « chasseur de sorcières »,de « stalinien », ou encore mieux de « sectateur de la secte anti-sectes».

Psychothérapeutes : «L’acharnement d’Accoyer est surprenant» [Jacques-Alain Miller ]

Catherine Fournier s’entretient avec Jacques-Alain Miller pour 20Minutes.fr (12 janvier 2007)

L’Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement rendant obligatoire une formation universitaire pour les psychothérapeutes. Qu’en pensez-vous ?

Je suis surpris par l’acharnement de Bernard Accoyer (UMP) – auteur de l’amendement – sur ce sujet. D’autant que le motif de cet amendement, à savoir l’absence de décret d’application de l’article 52 de la loi du 9 août 2004, est totalement faux : il est aujourd’hui en Conseil d’Etat, après de longues négociations entre les psychothérapeutes, le ministère de l’Education et celui de la Santé… C’est une claque pour Xavier Bertrand, désavoué par une partie de la majorité.

Les psychothérapeutes devront passer par la fac

l20Minutes.fr | 11.01.07 | 20h23

Après un DESS de psychologie, un DESS de psychothérapie? L'Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement au texte d'adaptation au droit européen pour les médicaments, rendant obligatoire une formation universitaire pour les psychothérapeutes.

Une place (d)’exception(nelle) pour la psychanalyse ?

Réaction à l’article paru dans la Libre Belgique le 8-11-06 «Laisser les mains libres à la psychanalyse »

Je souhaite réagir à cet article signé par 45 psychanalystes. En effet, si je comprends le souci de collègues de défendre la psychanalyse par crainte du danger que représenterait à leurs yeux le projet de loi du Ministre de la santé Rudy Demotte, je ne peux cependant souscrire aux arguments ni à la méthode utilisés pour ce faire et souhaite dès lors exprimer ici mon désaccord  avec ce texte. Pourquoi ?

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