3-Légiférer la psychanalyse [Belgique]

Justice et "Sophia Analyse"

[27 octobre 2010 :  à la demande des intéressés, nous mettons en ligne la mise à jour suivante ]  

Le 29 septembre 2010, la 11e chambre de la Cour d'Appel de Bruxelles a rendu l'arrêt suivant: "La Cour met le jugement entrepris à néant et, statuant à nouveau dit les préventions à charge de Dominique Lippens, Luis Alberto Aquino Benitez et Benoît De Coster non établies, les en acquitte et les renvoie des fins de poursuites sans frais". La nouvelle sentence,  qui nous restitue notre honorabilité, est devenue, quinze jours plus tard, définitive.



La "Sophia Analyse" n'a rien à voir avec la psychanalyse. Néanmoins, il nous semble utile de reprendre cette information qui reviendra certainement dans les débats concernant une éventuelle législation relative à la formation des psychothérapeutes.

. Projet de loi sur les professions de la santé mentale, mise en perspective par Francis Martens

Emportés par le courant, nous avons du mal à voir où le fleuve nous mène. Il y a peu de doute pourtant que, depuis la révolution néolithique (élevage, agriculture, sédentarisation progressive), notre espèce ait connu mutation aussi radicale. Le rapport technique à notre environnement, aussi bien que les relations entre les sexes, les adultes et les enfants, les producteurs et les consommateurs, sont en proie à des remaniements radicaux qui ne vont pas sans bouleversements profonds. D’où, de nouvelles formes de souffrance psychique touchant au cœur même de l’image de soi, et diverses réactions dont, au plan politique, les fondamentalismes ne sont pas les plus anodines. En même temps, nous entrons dans une époque de vacillement culturel où la maîtrise technologique est ordinairement confondue avec la rigueur scientifique, et où l’éthique du rapport à l’autre se voit souvent remplacée par la gestion purement émotionnelle ou anonymement administrative de la solidarité.

Chambre des Représentants - Luc Goutry, Hilde Vautmans, Rudy Demotte

COMPTE RENDU ANALYTIQUE COM 1137 - 13/12/2006

Questions jointes de

- M. Luc Goutry au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "l'absence de protection du titre de psychothérapeute" (n° 12535)

- Mme Hilde Vautmans au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur "la protection du titre de psychothérapeute" (n° 12660)

Marier psychothérapie et magie, c'est reculer vers le précipice

 

 Ce texte est paru  dans  Le Soir  (27-12- 2006)

Aujourd’hui, alors que chacun sait que n’importe qui, sans formation aucune, peut se prévaloir du titre de psychothérapeute et exercer cette profession du jour au lendemain, il est très mal vu de s’en prendre aux dérives de certaines psychothérapies dont le seul sein nourricier est la pensée magique à l’état pur. Une soldatesque de prétendus défenseurs de la liberté d’expression (expurgée de ses dimensions émancipatrices), se dressera devant vous et vous insultera. Vous serez traité d’«inquisiteur», de « chasseur de sorcières »,de « stalinien », ou encore mieux de « sectateur de la secte anti-sectes».

Une place (d)’exception(nelle) pour la psychanalyse ?

Réaction à l’article paru dans la Libre Belgique le 8-11-06 «Laisser les mains libres à la psychanalyse »

Je souhaite réagir à cet article signé par 45 psychanalystes. En effet, si je comprends le souci de collègues de défendre la psychanalyse par crainte du danger que représenterait à leurs yeux le projet de loi du Ministre de la santé Rudy Demotte, je ne peux cependant souscrire aux arguments ni à la méthode utilisés pour ce faire et souhaite dès lors exprimer ici mon désaccord  avec ce texte. Pourquoi ?

A propos de l'exception

Si la psychanalyse est une exception par rapport au champ des psychothérapies, ce n'est pas parce qu'elle aurait des performances exceptionnelles mais parce qu'elle n'est pas une psychothérapie.

Réaction à la contribution de Dan Kaminsky par Daniel Demey

Je me rallie en partie à la critique argumentative que développe D.KAMINSKI et aux  contradictions qu’il soulève, mettant le doigt  sur la faiblesse et les manquements de la position des signataires du « Laisser les mains libres à la psychanalyse » dans le texte que je vous invite à lire sur Squiggle « L’exception de la psychanalyse se dissout-elle dans sa confusion ou dans sa surdité ? »

Timeo Danaos et dona ferentes...

À l’instar de Dan Kaminski (et de quelques autres, mais il le dit comme tel) – dont je ne redévelopperai pas ici les arguments, fort judicieux, qu’il développe, j’avais envie de réagir à l’article sur « les mains libres » à laisser à la psychanalyse. Il n’est pas question de mettre en cause le fondement d’un discours qui défendrait le droit, pour des psychanalystes, à la reconnaissance pleine et officielle d’exercer librement et ouvertement leur profession… Mais la forme du discours, tel qu’il se présente dans l’article susnommé laisse pantois à plus d’un titre….

Réaction au "Laisser les mains libres à la psychanalyse" par Jean Florence

En réaction à la page publiée le mercredi 8 novembre, sous le titre "Laisser les mains libres à la psychanalyse" et signée par 45 psychanalystes, je tiens à faire savoir que beaucoup de psychanalystes en Belgique ne partagent pas une telle position.

L’exception de la psychanalyse se dissout-elle dans sa confusion ou dans sa surdité?

J’ai envie de réagir au texte publié par 45 analystes ce mercredi 8 novembre dans La Libre Belgique sous le titre “Laisser les mains libres à la psychanalyse”. Je peux tout à fait souscrire au souci exprimé par des psychanalystes de ne pas être mangés par un projet de loi dangereux pour le respect des conditions de formation et d’exercice de la psychanalyse. C’est un enjeu politique et technique probablement important pour la psychanalyse. Mais, je voudrais ici témoigner de mon profond désaccord sur l’argumentation pour le moins étrange dont témoigne ce texte.

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